Cybersécurité 2 min de lecture STABLE

Triage SOC et SLA: classer les alertes sans noyer l'équipe

Matrice P1-P3, critères de sévérité et callouts opérationnels pour un premier triage SOC réaliste.

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DailyOps
Publié le 2026-07-20
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Pourquoi le triage est un métier

Sans critères clairs, tout devient « urgent ». L'analyste junior ouvre chaque ticket au même rythme, l'équipe sature, et les vrais incidents se noient dans le bruit.

Ce guide propose une matrice simple et des garde-fous terrain. Il n'impose pas un outil SIEM précis : l'idée est la discipline opérationnelle.

Matrice de sévérité (exemple)

NiveauCritèresSLA triage
P1Exfiltration active, compromission domain admin, ransomware en cours15 min
P2Mouvement latéral, beacon C2, compte privilégié suspect30 min
P3Malware mono-poste bloqué, tentative déjà stoppée, phishing non cliqué4 h

Premier réflexe (5 minutes)

  1. Confirmer que l'alerte n'est pas un faux positif évident (lab, scan planifié, compte de service connu).
  2. Isoler le contexte : hôte, utilisateur, source/destination, heure.
  3. Classer P1 / P2 / P3 avec la matrice ci-dessus.
  4. Documenter la décision en une phrase dans le ticket.

Escalade

SituationAction
P1 confirméEscaler immédiatement (lead SOC / incident commander)
P2 avec douteContenir le hôte si possible, puis escalade sous 30 min
P3 clairTraitement en file standard, pas de page

Pièges fréquents

  • Tout classer en P1 « pour être sûr »
  • Attendre une confirmation à 100 % avant de contenir
  • Oublier les comptes de service dans le scope
  • Ne pas clôturer les P3 : la dette de tickets tue le moral

Lien avec DailyOps

Ce parcours s'aligne sur le lab SOC: les 30 premiers jours et le playbook incident. Utilise-le comme checklist pendant les shifts, pas comme théorie de slide deck.

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